LE ZINC, OLIGO-ELEMENT ESSENTIEL POUR L’IMMUNITE

Le zinc est un oligo-élément présent en très petite quantité dans le corps humain : dans les muscles (65%), les os (20%), le foie et la peau. Le zinc joue un rôle important dans de nombreux processus biologiques. Il est essentiel à la croissance, au métabolisme protéique, à la fonction immunitaire, au maintien des tissus et à la cicatrisation des plaies1. Le zinc intervient également dans les fonctions neurologiques et reproductives.

Comment le zinc est-il absorbé par l’organisme ?

Le zinc est absorbé dans l’intestin grêle, principalement dans le jéjunum, grâce à un transporteur sécrété par le pancréas (ZBF ou zinc building factor). Sa biodisponibilité est très variable, par exemple 10% chez les végétariens et 35 à 40% pour des régimes mixtes de type occidental.2
L’absorption du zinc semble diminuer avec l’âge. Elle est aussi diminuée par les phytates, les fibres végétales ou encore l’alcool. Il existe également une compétition cuivre-zinc et fer-zinc. Si les apports en zinc sont augmentés, on enregistre une baisse de l’absorption du fer.
Le zinc est présent dans de nombreux aliments : crustacés, viandes rouges, noix, légumineuses. Seulement, sa concentration et sa biodisponibilité varient considérablement selon l’aliment et l’âge. L’absorption du zinc peut néanmoins être améliorée par les protéines, le lactose, le glucose et les acides gras essentiels.1,2

Etude sur la carence en zinc

Des chercheurs de l’université d’Etat de l’Oregon ont mené une étude in vitro et in vivo sur rongeur dont l’objectif était d’examiner les effets d’une carence en zinc sur l’activation des cellules immunitaires et sur les mécanismes épigénétiques qui favorisent l’inflammation. Cette étude a mis en évidence qu’une carence en zinc induirait une réponse inflammatoire en provoquant une activation anormale des cellules immunitaires et une modification des schémas d’expression de gènes impliqués dans la fonction immunitaire. Ainsi, la carence en zinc pourrait entraîner un dysfonctionnement immunitaire et favoriser l’inflammation systémique. Ces travaux pourraient être particulièrement intéressants pour les personnes âgées étant donné que les défauts immunitaires liés à l’âge, y compris l’inflammation chronique, coïncident avec le déclin du statut en zinc.

La carence en zinc entraîne un dysfonctionnement immunitaire
et favorise l’inflammation systémique.

Pour l’autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA), il existe une relation de cause à effet entre l’apport alimentaire en zinc et le fonctionnement normal du système immunitaire. Le zinc est important pour lutter contre les infections bactériennes et virales, y compris les virus de la grippe et les coronavirus. Il s’agit d’un cofacteur indispensable du métabolisme des acides gras polyinsaturés et des prostaglandines, impliquées dans de nombreux processus physiologiques et qui font partie des médiateurs lipidiques de l’inflammation.

Dans la population générale, les apports recommandés journaliers en zinc varient entre 8 mg pour les femmes et 11 mg pour les hommes. Si les carences majeures en zinc sont rares, les carences légères à modérées sont plus fréquentes et pourraient toucher jusqu’à un tiers de la population mondiale3. Les effets d’une carence en zinc sur l’organisme sont variables : problèmes cutanés, difficultés de cicatrisation, chute de cheveux, troubles de la reproduction, et sensibilité accrue aux infections.

Le zinc micro-encapsulé

Le zinc est un minéral plus ou moins bien absorbé selon le régime alimentaire. La technique de « coating », permet l’encapsulation d’un actif par des matières grasses végétales. Elle protège le zinc de l’oxydation et améliore son assimilation au niveau de l’organisme.

Comment le « coating » protège-t-il le zinc de la dégradation ?

Le zinc doit être apporté quotidiennement à l’organisme car, contrairement au fer, le corps ne sait pas le stocker. C’est un antioxydant puissant : il intervient dans l’activité d’une enzyme ayant un rôle dans la lutte contre le vieillissement, le stress oxydant et les maladies liées à l’âge : la superoxyde dismutase.4
Le zinc est un élément sensible à l’oxydation. Il est également pro-oxydant, dans une moindre mesure que le cuivre, le chrome ou le fer. Il est donc important de protéger le zinc de toute oxydation avant son absorption par l’organisme. Le « coating » permet une protection optimale des actifs face à l’oxydation, la lumière, la température et l’hygroscopie.
Sous cette forme, le zinc est correctement protégé.

Comment le « coating » joue-t-il sur l’absorption et la biodisponibilité du sulfate de zinc ?

C’est sous forme de sels que le zinc est commercialisé. Le sulfate de zinc proposé par Seanova est utilisé en tant que complément alimentaire dans le but d’éviter les carences. Le sulfate de zinc est l’une des formes de zinc les plus solubles5. L’association de ce sel à des matières grasses végétales le rend ainsi insoluble dans l’eau.
Au cours du processus de digestion, la dégradation des lipides débute au niveau intestinal6. L’association du sulfate de zinc à des matières grasses végétales permet de passer la barrière acide de l’estomac. L’encapsulation permet aussi une assimilation plus tardive au niveau intestinal. Un bénéfice pour l’organisme du fait d’une meilleure assimilation du minéral.

 

1. Samuel Kogan, Aditya Sood, Mark S. Granick, « Zinc and Wound Healing: A Review of Zinc Physiology and Clinical
Applications ». Wounds Research. 2017;29(4):102–106.
2. Jacqueline Absolonne, Abécédaire de la nutrition fonctionnelle, Editions EDS de Sante, 2003.
3.World Health Organization. (2002). Rapport sur la santé dans le monde : 2002 : réduire les risques et promouvoir une vie saine. Genève
4. Juliette Pouyat « Le zinc ». La Nutrition. 2017.
5. Allen, L. H. « Zinc and micronutrient supplements for children ». The American Journal of Clinical Nutrition 1998 ; (2):495S-498S.
6. Les fondamentaux de la pathologie digestive © CDU-HGE. Elesevier-Masson. 2014 (12) : 4-5.